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mercoledì 30 giugno 2010


Adenophora liliifolia
Cm. 19,3 x 23,5 à peu près / circa

Conosci la terra dove fioriscono i limoni?

Kennst du das Land, wo die Zitronen blühn,
Im dunkeln Laub die Gold-Orangen glühn,
Ein sanfter Wind vom blauen Himmel weht,
Die Myrte still und hoch der Lorbeer steht?
Kennst du es wohl?
Dahin! dahin
Möcht ich mit dir, o mein Geliebter, ziehn.

Kennst du das Haus? Auf Säulen ruht sein Dach.
Es glänzt der Saal, es schimmert das Gemach,
Und Marmorbilder stehn und sehn mich an:
Was hat man dir, du armes Kind, getan?
Kennst du es wohl?
Dahin! dahin
Möcht ich mit dir, o mein Beschützer, ziehn.

Kennst du den Berg und seinen Wolkensteg?
Das Maultier sucht im Nebel seinen Weg;
In Höhlen wohnt der Drachen alte Brut;
Es stürzt der Fels und über ihn die Flut!
Kennst du ihn wohl?
Dahin! dahin
Geht unser Weg! O Vater, laß uns ziehn!

§

Conosci tu la terra dove fioriscono i limoni,

gli aranci dorati rilucono fra le foglie scure,

una mite brezza spira dal cielo azzurro,

il mirto immoto resta e alto si erge l’alloro,

La conosci tu, forse ?

Laggiù, laggiù

Con te, amore mio, io vorrei andare.

Conosci tu la casa ? Il tetto riposa su alte colonne,

risplende la sala, la stanza riluce,

e si ergono statue di marmo che mi guardano:

Che cosa ti hanno fatto, povera bambina ?

La conosci tu forse ?

Laggiù, laggiù

Con te, mio difensore, io vorrei andare.

Conosci tu la montagna e il suo sentiero fra le nuvole ?

Il mulo cerca il suo cammino nella nebbia;

Nelle grotte vive la stirpe antica dei draghi;

Si sgretola la rupe e su di essa si chiudono i flutti,

La conosci tu, forse ?

Laggiù, laggiù

E’ il nostro cammino; andiamo, padre mio!

JOHANN WOLFGANG VON GOETHE
 

sabato 26 giugno 2010


Pin Up2
20x30
2010

VI

         Hen let not winter's ragged hand deface
            In thee thy summer ere thou be distilled:
            Make sweet some vial; treasure thou some place
            With beauty's treasure ere it be self-killed.
            That use is not forbidden usury
            Which happies those that pay the willing loan;
            That's for thyself to breed another thee,
            Or ten times happier be it ten for one.
            Ten times thyself were happier than thou art,
            If ten of thine ten times refigured thee:
            Then what could death do if thou shouldst depart,
            Leaving thee living in posterity?
            Be not self-willed, for thou art much too fair
            To be death's conquest and make worms thine heir.

§

Prima che inverno dall’artiglio scabro
ghermisca estate, l’avrai distillata
in dolce fiala, che nel suo cinabro
serbi quella bellezza inalterata.
Legittima è del tuo bene l’usura,
patto che rende gioia a chi ha firmato.
Spendi te stessa, non aver paura
se l’interesse vien decuplicato.
Dieci volte sarai più sorridente,
creata in dieci identiche figure:
la morte non saprà sottrarti niente,
se vivi nelle immagini future.
Tu troppo bella, splendida egoista,
per cedere alla morte la conquista.

William Shakespeare 



venerdì 25 giugno 2010


Les bonnes heures qui nous seront toujours chères...
Cm. 19 x 27,6



Les hiboux

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu'à l'heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s'établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place.

 Charles BAUDELAIRE  

martedì 22 giugno 2010


Ninfa delle acque
20,5 x 26,5

 
Élégie aux Nymphes de Vaux


Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes ;
Pleurez, Nymphes de Vaux, faites croître vos ondes,
Et que l'Anqueuil enflé ravage les trésors
Dont les regards de Flore ont embelli ses bords
On ne blâmera point vos larmes innocentes ;
Vous pouvez donner cours à vos douleurs pressantes :
Chacun attend de vous ce devoir généreux ;
Les Destins sont contents : Oronte est malheureux.
Vous l'avez vu naguère au bord de vos fontaines,
Qui, sans craindre du Sort les faveurs incertaines,
Plein d'éclat, plein de gloire, adoré des mortels,
Recevait des honneurs qu'on ne doit qu'aux autels.
Hélas ! qu'il est déchu de ce bonheur suprême !
Que vous le trouveriez différent de lui-même !
Pour lui les plus beaux jours sont de secondes nuits
Les soucis dévorants, les regrets, les ennuis,
Hôtes infortunés de sa triste demeure,
En des gouffres de maux le plongent à toute heure.
Voici le précipice où l'ont enfin jeté
Les attraits enchanteurs de la prospérité !
Dans les palais des rois cette plainte est commune,
On n'y connaît que trop les jeux de la Fortune,
Ses trompeuses faveurs, ses appâts inconstants ;
Mais on ne les connaît que quand il n'est plus temps.
Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles,
Qu'on croit avoir pour soi les vents et les étoiles,
Il est bien malaisé de régler ses désirs ;
Le plus sage s'endort sur la foi des Zéphyrs.
Jamais un favori ne borne sa carrière ;
Il ne regarde pas ce qu'il laisse en arrière ;
Et tout ce vain amour des grandeurs et du bruit
Ne le saurait quitter qu'après l'avoir détruit.
Tant d'exemples fameux que l'histoire en raconte
Ne suffisaient-ils pas, sans la perte d'Oronte ?
Ah ! si ce faux éclat n'eût point fait ses plaisirs,
Si le séjour de Vaux eût borné ses désirs,
Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge !
Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage,
Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour
Saluer à longs flots le soleil de la Cour :
Mais la faveur du Ciel vous donne en récompense
Du repos, du loisir, de l'ombre, et du silence,
Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens ;
Et jamais à la Cour on ne trouve ces biens.
Mais quittons ces pensers : Oronte nous appelle.
Vous, dont il a rendu la demeure si belle,
Nymphes, qui lui devez vos plus charmants appâts,
Si le long de vos bords Louis porte ses pas,
Tâchez de l'adoucir, fléchissez son courage.
Il aime ses sujets, il est juste, il est sage ;
Du titre de clément rendez-le ambitieux :
C'est par là que les rois sont semblables aux dieux.
Du magnanime Henri qu'il contemple la vie :
Dès qu'il put se venger il en perdit l'envie.
Inspirez à Louis cette même douceur :
La plus belle victoire est de vaincre son coeur.
Oronte est à présent un objet de clémence ;
S'il a cru les conseils d'une aveugle puissance,
Il est assez puni par son sort rigoureux ;
Et c'est être innocent que d'être malheureux.


  Jean de LA FONTAINE 





 

lunedì 21 giugno 2010


Pin Up (o L’amorosa)
Cm. 20 x 30 
Firmato: Gandolfo1999

  L’amorosa

Lei è in piedi sulle mie palpebre
E i suoi capelli sono nei miei,
Lei ha la forma delle mie mani,
Lei ha il colore dei miei occhi,
Lei è sprofondata dentro la mia ombra
Come una pietra sopra il cielo.
Lei ha sempre gli occhi aperti
E non mi lascia dormire.
I suoi sogni in piena luce
Fanno evaporare i soli,
Mi fanno ridere, piangere e ridere
Parlare senza avere niente da dire.

PAUL ELUARD

da  Morire di non morire (1924)

venerdì 18 giugno 2010


Nu (Étude préparatoire)
17,5 x 24
Sanguine (2010)

Non posso impedirmi di tratteggiare i tuoi lineamenti e di porre sulla carta ruvida la parvenza della pelle tanto levigata e bianca come l'alabastro di cui gelosa e avara mi rifiuti il contatto...


lunedì 7 giugno 2010


Le beau jardin
16,5 x 24
2001

Un amateur du jardinage,
Demi-bourgeois, demi-manant,
Possédait en certain village
Un jardin assez propre, et le clos attenant.
Il avait de plant vif fermé cette étendue.

Là croissait à plaisir l'oseille et la laitue,
De quoi faire à Margot pour sa fête un bouquet,
Peu de jasmin d'Espagne, et force serpolet.
Cette félicité par un lièvre troublée
Fit qu'au seigneur du bourg notre homme se plaignit...

[ Le Jardinier et son Seigneur ]
Poèmes de Jean de La Fontaine 

domenica 6 giugno 2010


Si complète, si persuasive...
Cm. 17,2 x 24,7 à peu près / circa
1999

Argomentare vuol dire “sostenere con argomenti”, cioè con prove la propria opinione su un determinato problema. E’ perciò un testo in cui chi scrive presenta una propria opinione, o tesi. I testi argomentativi possono trattare di problemi molto diversi. Tutti, però, hanno in comune lo scopo, che è quello di persuadere chi ascolta, e il modo in cui si cerca di raggiungere questo scopo, modo che consiste nel dimostrare ciò che si sostiene portando delle prove convincenti. Qui abbiamo tuttavia a vedere con un disegno...Ammesso che quanto riportato sia immune da contraddizione alcuna possiamo affermare che il lavoro in esame non abbisogna di essere sostenuto con argomenti, facendo parte di una modalità auto-persuasiva...

Studio per pannello decorativo ( Putto )
17,5 x 22,2
1993

Concordia parvae crescunt, discordia maximae dilabuntur.  (Sallustio)
   
Con la concordia le piccole cose crescono, con la discordia anche le più grandi vanno in rovina.

Des silences de timidité - Marco Gandolfo


Des silences de timidité
Cm. 16,4 x 24 à peu près / circa

    


Dans la grotte

Là ! Je me tue à vos genoux !
Car ma détresse est infinie,
Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie
Est une agnelle au prix de vous.

Oui, céans, cruelle Clymène,
Ce glaive, qui dans maints combats
Mit tant de Scipions et de Cyrus à bas,
Va finir ma vie et ma peine !
Ai-je même besoin de lui
Pour descendre aux Champs Élysées ?
Amour perça-t-il pas de flèches aiguisées
Mon coeur, dès que votre oeil m'eut lui ?

Paul VERLAINE

sabato 5 giugno 2010


Le regard bleu où flottaient...
16,5 x 24
1999

Difficile est longum subito deponere amorem.
    E’ difficile far finire improvvisamente un amore che dura da tanto. (Catullo) 

Il sogno
diam.90
1997 (?)


Ti guardo e il sole cresce.

Ti guardo e il sole cresce
Presto ricoprirà la nostra giornata
Svegliati cuore e colori in mente
Per dissipare le pene della notte

Ti guardo tutto è spoglio
Fuori le barche hanno poca acqua
Bisogna dire tutto con poche parole
Il mare è freddo senza amore

E' l'inizio del mondo
Le onde culleranno il cielo
E tu vieni cullata dalle tue lenzuola
Attrai il sonno verso di te

Svegliati che io segua le tue tracce
Ho un corpo per attenderti per seguirti
Dalle porte dell'alba alle porte dell'ombra
Un corpo per passare la mia vita ad amarti
Un corpo per sognare al di fuori del tuo sonno


Paul Eluard