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martedì 27 luglio 2010

Je me rappelle...Odette...
17,5x25

  Savez-vous pas...

Savez-vous pas quelque douce retraite,
Au fond des bois, un lac au flot vermeil,
Où des palmiers la grande feuille arrête
Les bruits du monde et les traits du soleil
- Oh ! je voudrais, loin de nos vieilles villes,
Par la savane aux ondoyants cheveux,
Suivre, en rêvant, les écureuils agiles,
Et voir sauter, sur les branches mobiles,
L'ara de pourpre et les bengalis bleus !

Savez-vous pas, sur les plages lointaines
Où n'ont jamais passé les matelots,
Une île heureuse aux suaves haleines,
Bouquet de fleurs effeuillé sur les flots ?
- Oh ! je voudrais, seul avec ma pensée,
Jetant au vent la poussière des jours,
Sentir mon âme aux vagues balancée,
Et m'endormir sur l'onde cadencée
Comme un enfant que l'on berce toujours !

Savez-vous pas, loin de la froide terre,
Là-haut ! là-haut ! dans les plis du ciel bleu,
Un astre d'or, un monde solitaire
Roulant en paix sous le souffle de Dieu ?
- Oh ! je voudrais une planète blonde,
Des cieux nouveaux, d'étranges régions,
Où l'on entend, ainsi qu'un vent sur l'onde,
Glisser la nuit, sous la voûte profonde,
Le char brillant de constellations !

Où fuir ? où fuir ? Par les routes humaines
Le sable est dur et le soleil est lourd.
Ma bouche ardente a tari les fontaines
Et l'arbre est mort où j'ai cueilli l'amour.
- Oh ! je voudrais, loin du temps et des choses,
Débarrassé de tout lien charnel,
Courir joyeux dans les métamorphoses,
Puis me plonger à la source des causes,
Où l'Infini flotte dans l'Éternel !

Louis BOUILHET 

sabato 24 luglio 2010


La nimphette et le pantin
17,7x24,7 - 2000

Air

Voici les lieux charmants où mon âme ravie
Passait à contempler Silvie
Les tranquilles moments si doucement perdus.
Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle !
Mon coeur, vous soupirez au nom de l'Infidèle :
Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?

C'est ici que souvent, errant dans les prairies,
Ma main, des fleurs les plus chéries
Lui faisait des présents si tendrement reçus.
Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle !
Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :
Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?

Nicolas BOILEAU     

sabato 17 luglio 2010


Copains de jeu - Compagni di gioco
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Étranges fleurs

    L'automne met dans les lilas
    D'étranges fleurs que nul ne voit,

    Des fleurs aux tons si transparents
    Qu'il faut avoir gardé longtemps

    Son âme de petit enfant
    Pour les voir le long des sentiers

    Et pour pouvoir les assembler
    En un seul bouquet de clarté

    Comme font, à l'aube, les anges
    Les mains pleines d'étoiles blanches...

        Maurice Careme

venerdì 16 luglio 2010

L'intimità di uno sguardo - L'intimité d'un regard
Cm. 16,9 x 23,7 - 2010


Occhi miei belli

Occhi miei belli, mentre ch' i' vi miro,
per dolcezza inefabil ch'io ne sento,
vola, come falcon c' ha seco il vento,
la memoria da me d'ogni martìro;

e tosto che da voi le luci giro,
amaricato resto in tal tormento
che, s' ebbi mai piacer, non lo ramento:
ne va il ricordo col primier sospiro.

Non sarei di vedervi già sì vago
s' io sentissi giovar, come la vista,
l'aver di voi nel cor sempre l'imago.

Invidia è ben se 'l guardar mio vi attrista;
e tanto più che quello ond' io m' appago
nulla a voi perde, ed a me tanto acquista.

Ludovico Ariosto

venerdì 9 luglio 2010

Comme une lumineuse comète
16,2 x 24

A Mademoiselle

    Oui, femme, quoi qu'on puisse dire
    Vous avez le fatal pouvoir
    De nous jeter par un sourire
    Dans l'ivresse ou le désespoir.

    Oui, deux mots, le silence même,
    Un regard distrait ou moqueur,
    Peuvent donner à qui vous aime
    Un coup de poignard dans le coeur.

    Oui, votre orgueil doit être immense,
    Car, grâce a notre lâcheté,
    Rien n'égale votre puissance,
    Sinon, votre fragilité.

    Mais toute puissance sur terre
    Meurt quand l'abus en est trop grand,
    Et qui sait souffrir et se taire
    S'éloigne de vous en pleurant.

    Quel que soit le mal qu'il endure,
    Son triste sort est le plus beau.
    J'aime encore mieux notre torture
    Que votre métier de bourreau.

        Alfred de Musset
 
Les derniers moments de mon plaisir
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Signé Gandolfo 09

Incertitude

Calme des nuits sur l'Océan
Étoiles et feux du navire,
Et l'éternel balancement
Des houles et de mon désir.

Qui donc es-tu, maîtresse amère,
Ô volupté de l'abandon ?
Le coeur nourri de tes poisons
N'atteindra jamais sa chimère.

Penché sur ton changeant visage
Où se reflètent tour à tour
La fuite éperdue du voyage
Et le feu lointain de l'amour,

Je cherche la trace ambiguë
Du dieu malin qui me poursuit
Et ne l'ai pas sitôt saisie
Que je l'ai déjà reperdue.

Louis CHADOURNE

domenica 4 luglio 2010


il sopracciglio de la giovinetta
17 x 23,9 - signé Gandolfo 09



Quant'è bella giovinezza !
Quant'è bella giovinezza
che si fugge tuttavia !
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

5     Quest'è Bacco e Arianna,
belli, e l'un dell'altro ardenti;
perché 'l tempo fugge e inganna,
sempre insieme stan contenti.
Queste ninfe ed altre genti
10     sono allegre tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Questi lieti satiretti
delle ninfe innamorati
15     per caverne e per boschetti
han lor posto cento agguati;
ora da Bacco riscaldati,
ballon, salton tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
20     di doman non c'è certezza.

Queste ninfe anche hanno caro
da lor essere ingannate:
non può fare a Amor riparo,
se non gente rozze e ingrate:
25     ora insieme mescolate
suonon, canton tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Questa sòma, che vien drieto
30     sopra l'asino, è Sileno:
così vecchio è ebbro e lieto,
già di carne e d'anni pieno;
se non può stare ritto, almeno
ride e gode tuttavia.
35     Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Mida vien drieto a costoro:
ciò che tocca, oro diventa.
E che giova aver tesoro,
40     s'altri poi non si contenta ?
Che dolcezza vuoi che senta
chi ha sete tuttavia ?
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

45     Ciascun apra bene gli orecchi,
di doman nessun si paschi;
oggi siam giovani e vecchi,
lieti ognum, femmine e maschi;
ogni tristo pensier caschi:
50     facciam festa tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Donne e giovinetti amanti,
viva Bacco e viva Amore !
55     Ciascun suoni, balli e canti !
Arda di dolcezza il core !
Non fatica, non dolore !
Ciò c'ha a esser, convien sia.
Chi vuol esser lieto, sia:
60     di doman non c'è certezza.



 Lorenzo de' Medici


giovedì 1 luglio 2010


Rendez-vous
19,9 x 27

L'appuntamento l'ho mancato,
vedendo dalla finestra
il tuo buffo cilindro beato,
L'ho proprio mancato.
Troppo buffo il connubio
Cilindro e calze...fru fru...
L'ho mancato, non aspettarmi più!