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giovedì 9 dicembre 2010


Awakening
16,5x24 - 2010
 
Mine eye hath play'd the painter and hath steel'd,
Thy beauty's form in table of my heart;
My body is the frame wherein 'tis held,
And perspective it is best painter's art.
For through the painter must you see his skill,
To find where your true image pictur'd lies,
Which in my bosom's shop is hanging still,
That hath his windows glazed with thine eyes.
Now see what good turns eyes for eyes have done:
Mine eyes have drawn thy shape, and thine for me
Are windows to my breast, where-through the sun
Delights to peep, to gaze therein on thee;
Yet eyes this cunning want to grace their art,
They draw but what they see, know not the heart.

S'è fatto, l'occhio mio, pittore
 
S'è fatto, l'occhio mio, pittore ed ha tracciato
la tua bella figura sul quadro del mio cuore,
il mio corpo è cornice, dove quel quadro è inserito
e, se lo osservi bene, non v'è dipinto migliore.
Perché solo con sguardo d'artista puoi comprendere appieno
e riconoscere dove la tua immagine vera pende appesa,
in perfetto dipinto nella bottega del mio seno,
che ha gli occhi tuoi per vetri alla finestra.
Osserva ora come i nostri occhi si aiutino a vicenda:
Dipinto hanno i miei occhi il tuo sembiante e i tuoi per me
sono finestre al mio cuore, che attraversa
il Sole per spiare dentro, godendo nell'ammirare te.
E tuttavia all'arte dell'occhio qualcosa manca pure,
ritrae quello che vede, ma non conosce il cuore.

William Shakespeare
 

giovedì 2 dicembre 2010


Pennsieri
16x24 - 2010

A volte la nostalgia
cerca tra le sue ombre,
ma la rosa nel bicchiere
più non sa di sé;
Perché è nell'aria che sono i presagi,
sono le parole che si fanno domande:
il grano, il fuoco, l'acqua.

giovedì 21 ottobre 2010


El Sillón - La Poltrona
16x24 - 2009

Che tutto sia in ordine, quel giorno.
Dovrà essere tutto, in ordine.
Considerati i nostri disordini.

mercoledì 4 agosto 2010


Les amis de Francine
16,8x23,9

La vispa Teresa
avea su una fetta
di pane sorpresa
gentile cornetta;
e tutta giuliva
a chiunque l'udiva
gridava a distesa:
- L'ho intesa, l'ho intesa! -

lunedì 2 agosto 2010


Amelie et Mmonsieur Mangetout
Cm. 16,9 x 23,8

 Le fou

La lune peignait ses cheveux avec un démêloir d'ébène
qui argentait d'une pluie de vers luisants les collines,
les prés et les bois.

Scarbo, gnome dont les trésors foisonnent, vannait sur
mon toit, au cri de la girouette, ducats et florins qui
sautaient en cadence, les pièces fausses jonchant la rue.

Comme ricana le fou qui vague, chaque nuit, par la cité
déserte, un oeil à la lune et l'autre - crevé !

- " Foin de la lune ! grommela-t-il, ramassant les jetons
du diable, j'achèterai le pilori pour m'y chauffer au
soleil ! "

Mais c'était toujours la lune, la lune qui se couchait. -
Et Scarbo monnoyait sourdement dans ma cave ducats et
florins à coups de balancier.

Tandis que, les deux cornes en avant, un limaçon qu'avait
égaré la nuit, cherchait sa route sur mes vitraux lumineux.

Aloysius BERTRAND 

martedì 27 luglio 2010

Je me rappelle...Odette...
17,5x25

  Savez-vous pas...

Savez-vous pas quelque douce retraite,
Au fond des bois, un lac au flot vermeil,
Où des palmiers la grande feuille arrête
Les bruits du monde et les traits du soleil
- Oh ! je voudrais, loin de nos vieilles villes,
Par la savane aux ondoyants cheveux,
Suivre, en rêvant, les écureuils agiles,
Et voir sauter, sur les branches mobiles,
L'ara de pourpre et les bengalis bleus !

Savez-vous pas, sur les plages lointaines
Où n'ont jamais passé les matelots,
Une île heureuse aux suaves haleines,
Bouquet de fleurs effeuillé sur les flots ?
- Oh ! je voudrais, seul avec ma pensée,
Jetant au vent la poussière des jours,
Sentir mon âme aux vagues balancée,
Et m'endormir sur l'onde cadencée
Comme un enfant que l'on berce toujours !

Savez-vous pas, loin de la froide terre,
Là-haut ! là-haut ! dans les plis du ciel bleu,
Un astre d'or, un monde solitaire
Roulant en paix sous le souffle de Dieu ?
- Oh ! je voudrais une planète blonde,
Des cieux nouveaux, d'étranges régions,
Où l'on entend, ainsi qu'un vent sur l'onde,
Glisser la nuit, sous la voûte profonde,
Le char brillant de constellations !

Où fuir ? où fuir ? Par les routes humaines
Le sable est dur et le soleil est lourd.
Ma bouche ardente a tari les fontaines
Et l'arbre est mort où j'ai cueilli l'amour.
- Oh ! je voudrais, loin du temps et des choses,
Débarrassé de tout lien charnel,
Courir joyeux dans les métamorphoses,
Puis me plonger à la source des causes,
Où l'Infini flotte dans l'Éternel !

Louis BOUILHET 

sabato 24 luglio 2010


La nimphette et le pantin
17,7x24,7 - 2000

Air

Voici les lieux charmants où mon âme ravie
Passait à contempler Silvie
Les tranquilles moments si doucement perdus.
Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle !
Mon coeur, vous soupirez au nom de l'Infidèle :
Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?

C'est ici que souvent, errant dans les prairies,
Ma main, des fleurs les plus chéries
Lui faisait des présents si tendrement reçus.
Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle !
Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :
Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?

Nicolas BOILEAU     

sabato 17 luglio 2010


Copains de jeu - Compagni di gioco
16x24

Étranges fleurs

    L'automne met dans les lilas
    D'étranges fleurs que nul ne voit,

    Des fleurs aux tons si transparents
    Qu'il faut avoir gardé longtemps

    Son âme de petit enfant
    Pour les voir le long des sentiers

    Et pour pouvoir les assembler
    En un seul bouquet de clarté

    Comme font, à l'aube, les anges
    Les mains pleines d'étoiles blanches...

        Maurice Careme

venerdì 16 luglio 2010

L'intimità di uno sguardo - L'intimité d'un regard
Cm. 16,9 x 23,7 - 2010


Occhi miei belli

Occhi miei belli, mentre ch' i' vi miro,
per dolcezza inefabil ch'io ne sento,
vola, come falcon c' ha seco il vento,
la memoria da me d'ogni martìro;

e tosto che da voi le luci giro,
amaricato resto in tal tormento
che, s' ebbi mai piacer, non lo ramento:
ne va il ricordo col primier sospiro.

Non sarei di vedervi già sì vago
s' io sentissi giovar, come la vista,
l'aver di voi nel cor sempre l'imago.

Invidia è ben se 'l guardar mio vi attrista;
e tanto più che quello ond' io m' appago
nulla a voi perde, ed a me tanto acquista.

Ludovico Ariosto

venerdì 9 luglio 2010

Comme une lumineuse comète
16,2 x 24

A Mademoiselle

    Oui, femme, quoi qu'on puisse dire
    Vous avez le fatal pouvoir
    De nous jeter par un sourire
    Dans l'ivresse ou le désespoir.

    Oui, deux mots, le silence même,
    Un regard distrait ou moqueur,
    Peuvent donner à qui vous aime
    Un coup de poignard dans le coeur.

    Oui, votre orgueil doit être immense,
    Car, grâce a notre lâcheté,
    Rien n'égale votre puissance,
    Sinon, votre fragilité.

    Mais toute puissance sur terre
    Meurt quand l'abus en est trop grand,
    Et qui sait souffrir et se taire
    S'éloigne de vous en pleurant.

    Quel que soit le mal qu'il endure,
    Son triste sort est le plus beau.
    J'aime encore mieux notre torture
    Que votre métier de bourreau.

        Alfred de Musset
 
Les derniers moments de mon plaisir
16x24
Signé Gandolfo 09

Incertitude

Calme des nuits sur l'Océan
Étoiles et feux du navire,
Et l'éternel balancement
Des houles et de mon désir.

Qui donc es-tu, maîtresse amère,
Ô volupté de l'abandon ?
Le coeur nourri de tes poisons
N'atteindra jamais sa chimère.

Penché sur ton changeant visage
Où se reflètent tour à tour
La fuite éperdue du voyage
Et le feu lointain de l'amour,

Je cherche la trace ambiguë
Du dieu malin qui me poursuit
Et ne l'ai pas sitôt saisie
Que je l'ai déjà reperdue.

Louis CHADOURNE

domenica 4 luglio 2010


il sopracciglio de la giovinetta
17 x 23,9 - signé Gandolfo 09



Quant'è bella giovinezza !
Quant'è bella giovinezza
che si fugge tuttavia !
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

5     Quest'è Bacco e Arianna,
belli, e l'un dell'altro ardenti;
perché 'l tempo fugge e inganna,
sempre insieme stan contenti.
Queste ninfe ed altre genti
10     sono allegre tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Questi lieti satiretti
delle ninfe innamorati
15     per caverne e per boschetti
han lor posto cento agguati;
ora da Bacco riscaldati,
ballon, salton tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
20     di doman non c'è certezza.

Queste ninfe anche hanno caro
da lor essere ingannate:
non può fare a Amor riparo,
se non gente rozze e ingrate:
25     ora insieme mescolate
suonon, canton tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Questa sòma, che vien drieto
30     sopra l'asino, è Sileno:
così vecchio è ebbro e lieto,
già di carne e d'anni pieno;
se non può stare ritto, almeno
ride e gode tuttavia.
35     Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Mida vien drieto a costoro:
ciò che tocca, oro diventa.
E che giova aver tesoro,
40     s'altri poi non si contenta ?
Che dolcezza vuoi che senta
chi ha sete tuttavia ?
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

45     Ciascun apra bene gli orecchi,
di doman nessun si paschi;
oggi siam giovani e vecchi,
lieti ognum, femmine e maschi;
ogni tristo pensier caschi:
50     facciam festa tuttavia.
Chi vuol esser lieto, sia:
di doman non c'è certezza.

Donne e giovinetti amanti,
viva Bacco e viva Amore !
55     Ciascun suoni, balli e canti !
Arda di dolcezza il core !
Non fatica, non dolore !
Ciò c'ha a esser, convien sia.
Chi vuol esser lieto, sia:
60     di doman non c'è certezza.



 Lorenzo de' Medici


giovedì 1 luglio 2010


Rendez-vous
19,9 x 27

L'appuntamento l'ho mancato,
vedendo dalla finestra
il tuo buffo cilindro beato,
L'ho proprio mancato.
Troppo buffo il connubio
Cilindro e calze...fru fru...
L'ho mancato, non aspettarmi più!

mercoledì 30 giugno 2010


Adenophora liliifolia
Cm. 19,3 x 23,5 à peu près / circa

Conosci la terra dove fioriscono i limoni?

Kennst du das Land, wo die Zitronen blühn,
Im dunkeln Laub die Gold-Orangen glühn,
Ein sanfter Wind vom blauen Himmel weht,
Die Myrte still und hoch der Lorbeer steht?
Kennst du es wohl?
Dahin! dahin
Möcht ich mit dir, o mein Geliebter, ziehn.

Kennst du das Haus? Auf Säulen ruht sein Dach.
Es glänzt der Saal, es schimmert das Gemach,
Und Marmorbilder stehn und sehn mich an:
Was hat man dir, du armes Kind, getan?
Kennst du es wohl?
Dahin! dahin
Möcht ich mit dir, o mein Beschützer, ziehn.

Kennst du den Berg und seinen Wolkensteg?
Das Maultier sucht im Nebel seinen Weg;
In Höhlen wohnt der Drachen alte Brut;
Es stürzt der Fels und über ihn die Flut!
Kennst du ihn wohl?
Dahin! dahin
Geht unser Weg! O Vater, laß uns ziehn!

§

Conosci tu la terra dove fioriscono i limoni,

gli aranci dorati rilucono fra le foglie scure,

una mite brezza spira dal cielo azzurro,

il mirto immoto resta e alto si erge l’alloro,

La conosci tu, forse ?

Laggiù, laggiù

Con te, amore mio, io vorrei andare.

Conosci tu la casa ? Il tetto riposa su alte colonne,

risplende la sala, la stanza riluce,

e si ergono statue di marmo che mi guardano:

Che cosa ti hanno fatto, povera bambina ?

La conosci tu forse ?

Laggiù, laggiù

Con te, mio difensore, io vorrei andare.

Conosci tu la montagna e il suo sentiero fra le nuvole ?

Il mulo cerca il suo cammino nella nebbia;

Nelle grotte vive la stirpe antica dei draghi;

Si sgretola la rupe e su di essa si chiudono i flutti,

La conosci tu, forse ?

Laggiù, laggiù

E’ il nostro cammino; andiamo, padre mio!

JOHANN WOLFGANG VON GOETHE
 

sabato 26 giugno 2010


Pin Up2
20x30
2010

VI

         Hen let not winter's ragged hand deface
            In thee thy summer ere thou be distilled:
            Make sweet some vial; treasure thou some place
            With beauty's treasure ere it be self-killed.
            That use is not forbidden usury
            Which happies those that pay the willing loan;
            That's for thyself to breed another thee,
            Or ten times happier be it ten for one.
            Ten times thyself were happier than thou art,
            If ten of thine ten times refigured thee:
            Then what could death do if thou shouldst depart,
            Leaving thee living in posterity?
            Be not self-willed, for thou art much too fair
            To be death's conquest and make worms thine heir.

§

Prima che inverno dall’artiglio scabro
ghermisca estate, l’avrai distillata
in dolce fiala, che nel suo cinabro
serbi quella bellezza inalterata.
Legittima è del tuo bene l’usura,
patto che rende gioia a chi ha firmato.
Spendi te stessa, non aver paura
se l’interesse vien decuplicato.
Dieci volte sarai più sorridente,
creata in dieci identiche figure:
la morte non saprà sottrarti niente,
se vivi nelle immagini future.
Tu troppo bella, splendida egoista,
per cedere alla morte la conquista.

William Shakespeare 



venerdì 25 giugno 2010


Les bonnes heures qui nous seront toujours chères...
Cm. 19 x 27,6



Les hiboux

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu'à l'heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s'établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place.

 Charles BAUDELAIRE  

martedì 22 giugno 2010


Ninfa delle acque
20,5 x 26,5

 
Élégie aux Nymphes de Vaux


Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes ;
Pleurez, Nymphes de Vaux, faites croître vos ondes,
Et que l'Anqueuil enflé ravage les trésors
Dont les regards de Flore ont embelli ses bords
On ne blâmera point vos larmes innocentes ;
Vous pouvez donner cours à vos douleurs pressantes :
Chacun attend de vous ce devoir généreux ;
Les Destins sont contents : Oronte est malheureux.
Vous l'avez vu naguère au bord de vos fontaines,
Qui, sans craindre du Sort les faveurs incertaines,
Plein d'éclat, plein de gloire, adoré des mortels,
Recevait des honneurs qu'on ne doit qu'aux autels.
Hélas ! qu'il est déchu de ce bonheur suprême !
Que vous le trouveriez différent de lui-même !
Pour lui les plus beaux jours sont de secondes nuits
Les soucis dévorants, les regrets, les ennuis,
Hôtes infortunés de sa triste demeure,
En des gouffres de maux le plongent à toute heure.
Voici le précipice où l'ont enfin jeté
Les attraits enchanteurs de la prospérité !
Dans les palais des rois cette plainte est commune,
On n'y connaît que trop les jeux de la Fortune,
Ses trompeuses faveurs, ses appâts inconstants ;
Mais on ne les connaît que quand il n'est plus temps.
Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles,
Qu'on croit avoir pour soi les vents et les étoiles,
Il est bien malaisé de régler ses désirs ;
Le plus sage s'endort sur la foi des Zéphyrs.
Jamais un favori ne borne sa carrière ;
Il ne regarde pas ce qu'il laisse en arrière ;
Et tout ce vain amour des grandeurs et du bruit
Ne le saurait quitter qu'après l'avoir détruit.
Tant d'exemples fameux que l'histoire en raconte
Ne suffisaient-ils pas, sans la perte d'Oronte ?
Ah ! si ce faux éclat n'eût point fait ses plaisirs,
Si le séjour de Vaux eût borné ses désirs,
Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge !
Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage,
Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour
Saluer à longs flots le soleil de la Cour :
Mais la faveur du Ciel vous donne en récompense
Du repos, du loisir, de l'ombre, et du silence,
Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens ;
Et jamais à la Cour on ne trouve ces biens.
Mais quittons ces pensers : Oronte nous appelle.
Vous, dont il a rendu la demeure si belle,
Nymphes, qui lui devez vos plus charmants appâts,
Si le long de vos bords Louis porte ses pas,
Tâchez de l'adoucir, fléchissez son courage.
Il aime ses sujets, il est juste, il est sage ;
Du titre de clément rendez-le ambitieux :
C'est par là que les rois sont semblables aux dieux.
Du magnanime Henri qu'il contemple la vie :
Dès qu'il put se venger il en perdit l'envie.
Inspirez à Louis cette même douceur :
La plus belle victoire est de vaincre son coeur.
Oronte est à présent un objet de clémence ;
S'il a cru les conseils d'une aveugle puissance,
Il est assez puni par son sort rigoureux ;
Et c'est être innocent que d'être malheureux.


  Jean de LA FONTAINE 





 

lunedì 21 giugno 2010


Pin Up (o L’amorosa)
Cm. 20 x 30 
Firmato: Gandolfo1999

  L’amorosa

Lei è in piedi sulle mie palpebre
E i suoi capelli sono nei miei,
Lei ha la forma delle mie mani,
Lei ha il colore dei miei occhi,
Lei è sprofondata dentro la mia ombra
Come una pietra sopra il cielo.
Lei ha sempre gli occhi aperti
E non mi lascia dormire.
I suoi sogni in piena luce
Fanno evaporare i soli,
Mi fanno ridere, piangere e ridere
Parlare senza avere niente da dire.

PAUL ELUARD

da  Morire di non morire (1924)

venerdì 18 giugno 2010


Nu (Étude préparatoire)
17,5 x 24
Sanguine (2010)

Non posso impedirmi di tratteggiare i tuoi lineamenti e di porre sulla carta ruvida la parvenza della pelle tanto levigata e bianca come l'alabastro di cui gelosa e avara mi rifiuti il contatto...


lunedì 7 giugno 2010


Le beau jardin
16,5 x 24
2001

Un amateur du jardinage,
Demi-bourgeois, demi-manant,
Possédait en certain village
Un jardin assez propre, et le clos attenant.
Il avait de plant vif fermé cette étendue.

Là croissait à plaisir l'oseille et la laitue,
De quoi faire à Margot pour sa fête un bouquet,
Peu de jasmin d'Espagne, et force serpolet.
Cette félicité par un lièvre troublée
Fit qu'au seigneur du bourg notre homme se plaignit...

[ Le Jardinier et son Seigneur ]
Poèmes de Jean de La Fontaine 

domenica 6 giugno 2010


Si complète, si persuasive...
Cm. 17,2 x 24,7 à peu près / circa
1999

Argomentare vuol dire “sostenere con argomenti”, cioè con prove la propria opinione su un determinato problema. E’ perciò un testo in cui chi scrive presenta una propria opinione, o tesi. I testi argomentativi possono trattare di problemi molto diversi. Tutti, però, hanno in comune lo scopo, che è quello di persuadere chi ascolta, e il modo in cui si cerca di raggiungere questo scopo, modo che consiste nel dimostrare ciò che si sostiene portando delle prove convincenti. Qui abbiamo tuttavia a vedere con un disegno...Ammesso che quanto riportato sia immune da contraddizione alcuna possiamo affermare che il lavoro in esame non abbisogna di essere sostenuto con argomenti, facendo parte di una modalità auto-persuasiva...

Studio per pannello decorativo ( Putto )
17,5 x 22,2
1993

Concordia parvae crescunt, discordia maximae dilabuntur.  (Sallustio)
   
Con la concordia le piccole cose crescono, con la discordia anche le più grandi vanno in rovina.

Des silences de timidité - Marco Gandolfo


Des silences de timidité
Cm. 16,4 x 24 à peu près / circa

    


Dans la grotte

Là ! Je me tue à vos genoux !
Car ma détresse est infinie,
Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie
Est une agnelle au prix de vous.

Oui, céans, cruelle Clymène,
Ce glaive, qui dans maints combats
Mit tant de Scipions et de Cyrus à bas,
Va finir ma vie et ma peine !
Ai-je même besoin de lui
Pour descendre aux Champs Élysées ?
Amour perça-t-il pas de flèches aiguisées
Mon coeur, dès que votre oeil m'eut lui ?

Paul VERLAINE

sabato 5 giugno 2010


Le regard bleu où flottaient...
16,5 x 24
1999

Difficile est longum subito deponere amorem.
    E’ difficile far finire improvvisamente un amore che dura da tanto. (Catullo) 

Il sogno
diam.90
1997 (?)


Ti guardo e il sole cresce.

Ti guardo e il sole cresce
Presto ricoprirà la nostra giornata
Svegliati cuore e colori in mente
Per dissipare le pene della notte

Ti guardo tutto è spoglio
Fuori le barche hanno poca acqua
Bisogna dire tutto con poche parole
Il mare è freddo senza amore

E' l'inizio del mondo
Le onde culleranno il cielo
E tu vieni cullata dalle tue lenzuola
Attrai il sonno verso di te

Svegliati che io segua le tue tracce
Ho un corpo per attenderti per seguirti
Dalle porte dell'alba alle porte dell'ombra
Un corpo per passare la mia vita ad amarti
Un corpo per sognare al di fuori del tuo sonno


Paul Eluard

giovedì 27 maggio 2010

Pin Up
21 x 30
2010

Je ne suis pas seul




Chargée
De fruits légers aux lèvres
Parée
De mille fleurs variées
Glorieuse
Dans les bras du soleil
Heureuse
D'un oiseau familier
Ravie
D'une goutte de pluie
Plus belle
Que le ciel du matin
Fidèle

Je parle d'un jardin
Je rêve

Mais j'aime justement

(Médieuses) (N.R.F.)

Paul Eluard 

domenica 23 maggio 2010


La beauté intrinsèque des choses
19,50 x 29,7
1997

A Jeanne.
Recueil : Les chansons des rues et des bois.
Ces lieux sont purs ; tu les complètes.
Ce bois, loin des sentiers battus,
Semble avoir fait des violettes,
Jeanne, avec toutes tes vertus.

L'aurore ressemble à ton âge ;
Jeanne, il existe sous les cieux
On ne sait quel doux voisinage
Des bons coeurs avec les beaux lieux.

Tout ce vallon est une fête
Qui t'offre son humble bonheur ;
C'est un nimbe autour de ta tête ;
C'est un éden en ton honneur.

Tout ce qui t'approche désire
Se faire regarder par toi,
Sachant que ta chanson, ton rire,
Et ton front, sont de bonne foi.

Ô Jeanne, ta douceur est telle
Qu'en errant dans ces bois bénis,
Elle fait dresser devant elle
Les petites têtes des nids.

Victor Hugo

venerdì 21 maggio 2010


Calze a righe
20x30
1997

Mulier recte olet ubi nihil olet.
    La donna ha un buon profumo quando non ha nessun profumo.

lunedì 17 maggio 2010


Pennsando a Raffaello Sanzio - En pensant à Raphaël
19,8 x 30
2010

 Sulla tomba di Raffaello, nel Pantheon di Roma, c'è questo epitaffio:
"Qui giace Raffaello, dai quale la natura temette mentre era vivo
di essere vinta; ma ora che è morto teme di morire". Sono di
Pietro Bembo, ed è un omaggio alla creatività divina del grande
Urbinate.
Il gioco delle coincidenze sembra favorire circostanze proprie più del
mito che dell'uomo; infatti, secondo Vasari, Raffaello nasceva ad
Urbino il Venerdì Santo del 6 aprile 1483, alle tre di notte e il Venerdì Santo dell’aprile del
1520, alle tre di notte, Raffaello moriva. Quando si ammalò lavorava alla "Trasfigurazione"
e la tavola incompiuta fu collocata a capo del letto funebre, «la quale opera - sempre
scriveva il Vasari - nel vedere il corpo morto e quella viva, faceva scoppiare l'anima di
dolore».
 

Sensation
Cm. 22,5 x 26,4
Signé: Gandolfo 2010

Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud  

domenica 16 maggio 2010


22,4 x 31

venerdì 14 maggio 2010

A la santé
16,6 x 24 - 1999

Rem tene, verba sequentur.
   
Possiedi i contenuti, le parole seguiranno. (Catone) 

giovedì 13 maggio 2010


La cigarette
17 x 25
 Signé: Gandolfo

Acta exteriora indicant interiora secreta.
   
Gli atti esteriori manifestano i segreti interiori.

venerdì 23 aprile 2010


Le royaume dans lequel j’étais accueilli
18x25 - 2001

Quod tu es ego fui, quod ego sum et tu eris.
    Quel che tu sei, anch'io lo fui, quel che io sono, anche tu lo sarai. (iscrizione di Fano)

mercoledì 21 aprile 2010


Le plaisir que j’aurais... - Il piacere che avrei...
Cm. 17,5 x 25 Pastello/Pastel


Les Yeux Fertiles 


On ne peut me connaître
On ne peut me connaître
Mieux que tu me connais


Tes yeux dans lesquels nous dormons
Tous les deux
On fait à mes lumières d'homme
Un sort meilleur qu'aux nuits du monde.


Tes yeux dans lesquels je voyage
Ont donné aux gestes des routes
Un sens détaché de la terre


Dans tes yeux ceux qui nous révèlent
Notre solitude infinie
Ne sont plus ce qu'ils croyaient être


On ne peut te connaître
Mieux que je te connais.


   Paul Eluard

lunedì 19 aprile 2010


Douce rencontre - Dolce incontro
19,9x30 - 2010

Les Yeux d'Elsa

    Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
    J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S'y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

    À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
    Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
    L'été taille la nue au tablier des anges
    Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

    Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
    Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
    Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
    Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

    Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
    Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
    Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
    L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

    Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
    Par où se reproduit le miracle des Rois
    Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
    Le manteau de Marie accroché dans la crèche

    Une bouche suffit au mois de Mai des mots
    Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
    Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
    Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

    L'enfant accaparé par les belles images
    Écarquille les siens moins démesurément
    Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
    On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

    Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
    Des insectes défont leurs amours violentes
    Je suis pris au filet des étoiles filantes
    Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

    J'ai retiré ce radium de la pechblende
    Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
    Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
    Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

    Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
    Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
    Moi je voyais briller au-dessus de la mer
    Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

        Louis Aragon

sabato 17 aprile 2010


Framboises sauvages - Lamponi selvatici
16,6x24 - 2000

 Green 

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Paul Verlaine

Il profumo delle rose - Le parfume des roses
( Cupid, stur Göre! )
20x30 - 1999

Cupid, stur Göre!

Sie bat eine Wache für ein paar Stunden,

und wie viele Tage und Nächte Du warst!

Nun der Chef in mein Haus dich!

Ich bin von meinem großen Bett getrieben;

Ich bin auf dem Boden, und quäle mich in der Nacht;

Ihrer Phantasie Flamme Flamme schürt das Feuer,

Stocks Winter brenntund verbrennt mich elend.

Sie sind umgezogen und beschmutzte meine Artikel,

Ich suche, und sind so blind und verloren.

Din leichtfertig, und ich fürchte, dass Animula

weggelaufen zu entkommen Sie, und lassen Sie diese Hütte.

§

Cupido, monello testardo!
M’hai chiesto un riparo per poche ore,
e quanti giorni e notti sei rimasto!
Adesso il padrone in casa mia sei tu!

Sono scacciato dal mio ampio letto;
sto per terra, e di notte mi tormento;
il tuo capriccio attizza fiamma su fiamma nel fuoco,
brucia le scorte d’inverno
e arde me misero.

Hai spostato e scompigliato gli oggetti miei,
io cerco, e sono come cieco e smarrito.
Strepiti senza ritegno, e io temo che l’animula
fugga via per sfuggire te, e abbandoni questa capanna.

JOHANN WOLFGANG VON GOETHE

Freschezza
20x30 - 1997


I canti di Castel Vecchio

Il gelsomino notturno

E s'aprono i fiori notturni,
nell'ora che penso a' miei cari.
Sono apparse in mezzo ai viburni
le farfalle crepuscolari.
Da un pezzo si tacquero i gridi:
là sola una casa bisbiglia.
Sotto l'ali dormono i nidi,
come gli occhi sotto le ciglia.
Dai calici aperti si esala
l'odore di fragole rosse.
Splende un lume là nella sala.
Nasce l'erba sopra le fosse.
Un'ape tardiva sussurra
trovando già prese le celle.
La Chioccetta per l'aia azzurra
va col suo pigolìo di stelle.
Per tutta la notte s'esala
l'odore che passa col vento.
Passa il lume su per la scala;
brilla al primo piano: s'è spento...
E` l'alba: si chiudono i petali
un poco gualciti; si cova,
dentro l'urna molle e segreta,
non so che felicità nuova.

G. Pascoli

giovedì 15 aprile 2010


Dans la demeure enchantée...(ou Le navire...)
20 x 30 - 1997
Signé Gandolfo 97

Le navire

Je fus, Plante superbe, en Vaisseau transformée.
Si je crus sur un Mont, je cours dessus les eaux :
Et porte de Soldats une nombreuse armée,
Après avoir logé des Escadrons d'Oiseaux.

En rames, mes rameaux se trouvent convertis ;
Et mes feuillages verts, en orgueilleuses voiles :
J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis
Portant toujours le front jusqu'auprès des Étoiles.

Mais l'aveugle Fortune a de bizarres lois :
Je suis comme un jouet en ses volages doigts,
Et les quatre Éléments me font toujours la guerre.

Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,
L'Onde s'enfle à tous coups pour me crever le sein
Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.




François L'Hermite
 

sabato 10 aprile 2010


Frutti scarlatti - Fruits écarlates
16,5x23,8

lunedì 5 aprile 2010


Sirenetta - La Petite Sirène

Cm. 20,5 x 25,4 à peu près / circa

Signé/Firmato: Gandolfo 2010

giovedì 1 aprile 2010

Calze nere...
16,5x24


Le non godute

Desiderate più delle devote
che lasceremmo già senza rimpianti,
amiche alcune delle nostre amanti,
altre note per nome ed altre ignote
passano, ai nostri giorni, con il viso
seminascosto dal cappello enorme,
svegliando il desiderio che dorme
col baleno degli occhi e del sorriso.

E l'affanno sottile non ci lascia
tregua; ma più si intorbida e si affina
idealmente dentro la guaina
morbida della veste che le fascia...
Desiderate e non godute - ancora
nessuna prova ci deluse - alcune
serbano come una purezza immune
dalla folla che passa e che le sfiora.

Altre, consunte, taciturne, assorte
guardano e non sorridono: ma sembra
che la profferta delle belle membra
renda l'Amore simile alla Morte;
ardenti tutte d'una febbre e cieche
di vanità; biondissime, d'un biondo
oro, le cinge il pettine, secondo
l'antica foggia delle donne greche.

Per altre, il nodo greve dell'oscura
treccia è d'insostenibile tormento;
sembra che il collo, esile troppo, a stento,
sorregga il peso dell'acconciatura;
l'opera dei veleni in altre adempie
un prodigio purpureo: le chiome
splendono di riflessi senza nome
dilatandosi ai lati delle tempie...

Belle promesse inutili d'un bene
lusingatore della nostra brama,
quando una sola donna che non s'ama
c'incatena con tutte le catene;
quando ogni giorno l'anima delusa
sente che sfugge il meglio della vita,
come sfugge la sabbia tra le dita
stretta nel cavo della mano chiusa...

Le incontrammo dovunque: nelle sere
di teatro, alla luce che c'illude;
la bella curva delle spalle ignude
ci avvinse del suo magico potere;
e quando l'ombra si abbatté su loro
addensandosi cupa entro le file
dei palchi, il freddo lampo d'un monile
fu l'indice del duplice tesoro.

E le avemmo compagne, ma per brevi
ore, in vïaggi taciti, in ritorni,
le ritrovammo dopo pochi giorni
nei rifugi dell'Alpi, tra le nevi;
le ritrovammo sulla spiaggia, al mare,
dove la brama ci ferì più acuta:
ah! Per quella signora sconosciuta
ore insonni, nella notte, lungo il mare!...

Chi sono e dove vanno? Dove vanno
le crëature nomadi? Per quanti
anni, nel tempo, furono gli amanti
presi e delusi dall'eterno inganno?
Ah! Noi saremmo lieti d'un destino
impreveduto che ce le ponesse
a fianco, tristi e pellegrine anch'esse
nel nostro malinconico cammino.

Più d'un inganno lasciò largo posto
a più d'una ferita ancora viva...
Taluna - intatta - ci attirò furtiva
seco, ma per un utile nascosto;
altre, già quasi vinte, quasi dome,
nella nostra fiducia troppo inerte,
fantasticate quali prede certe,
furono salve, non sappiamo come...

Ed altre... Ma perché tanti ricordi
salgono dall'inutile passato?
Salgono col profumo del passato
da un cofanetto pieno di ricordi?
Ed ecco i segni, ecco le cose mute,
superstiti d'amori nuovi e vecchi,
lettere stinte, nastri, fiori secchi,
delle godute e delle non godute...

Desideri e stanchezze, indizi certi
d'un avvenire dedito all'ambascia
torbida che si schianta e che ci sfascia
rendendoci più tristi e più deserti...
Eppure, un giorno, questa febbre interna
parve svanire: quando ci si accorse,
tardi, di quella che sarebbe forse
per noi la sola vera amante eterna...

Tanto l'amammo per quel solo istante
ch'ella si volse pallida su noi
nell'offerta di un attimo, ma poi,
sparve, ella pure; sparve come tante
altre donne che passano, col viso
seminascosto dal cappello enorme
inasprendo la brama che non dorme
col baleno degli occhi e del sorriso...


Guido Gozzano

domenica 28 marzo 2010


Abby
16,4x24

Res est solliciti plena timoris amor.
   
L'amore è cosa piena di ansioso timore (Ovidio)  

giovedì 25 marzo 2010


Seulement, la beauté
Cm. 17,4 x 24,7
Signé: Gandolfo 97


Celui qui n'a point vu le printemps gracieux
Quand il étale au ciel sa richesse prisée,
Remplissant l'air d'odeurs, les herbes de rosée,
Les coeurs d'affections, et de larmes les yeux :

Celui qui n'a point vu par un temps furieux
La tourmente cesser et la mer apaisée,
Et qui ne sait quand l'âme est du corps divisée
Comme on peut réjouir de la clarté des cieux :

Qu'il s'arrête pour voir la céleste lumière
Des yeux de ma Déesse, une Vénus première.
Mais que dis-je ? ah ! mon Dieu qu'il ne s'arrête pas :

S'il s'arrête à la voir pour une saison neuve,
Un temps calme, une vie, il pourrait faire épreuve
De glaçons, de tempête, et de mille trépas.  

Philippe Desportes

Sirène

17,4 x 24 - 1997

mercoledì 24 marzo 2010


Ninpha
17,7 x 24

lunedì 22 marzo 2010


Béatrice
16,5 x 24

 Aquila non captat muscas.
    L'aquila non si cura delle mosche. 

domenica 21 marzo 2010


Nadine
16,5 x 24

sabato 20 marzo 2010

Quel dolce sorriso
16,4x24 - 1999


Il tuo sorriso


Toglimi il pane, se vuoi,
toglimi l’aria, ma
non togliermi il tuo sorriso.

Non togliermi la rosa,
la lancia che sgrani,
l’acqua che d’improvviso
scoppia nella tua gioia,
la repentina onda
d’argento che ti nasce.

Dura è la mia lotta e torno
con gli occhi stanchi,
a volte, d’aver visto
la terra che non cambia,
ma entrando il tuo sorriso
sale al cielo cercandomi
ed apre per me tutte
le porte della vita.

Amor mio, nell’ora
più oscura sgrana
il tuo sorriso, e se d’improvviso
vedi che il mio sangue macchia
le pietre della strada,
ridi, perché il tuo riso
sarà per le mie mani
come una spada fresca.

Vicino al mare, d’autunno,
il tuo riso deve innalzare
la sua cascata di spuma,
e in primavera, amore,
voglio il tuo riso come
il fiore che attendevo,
il fiore azzurro, la rosa
della mia patria sonora.

Riditela della notte,
del giorno, della luna,
riditela delle strade
contorte dell’isola,
riditela di questo rozzo
ragazzo che ti ama,
ma quando apro gli occhi
e quando li richiudo,
quando i miei passi vanno,
quando tornano i miei passi,
negami il pane, l’aria,
la luce, la primavera,
ma il tuo sorriso mai,
perché io ne morrei.

Pablo Neruda